# Quelles caractéristiques techniques analyser avant d’acheter une fenêtre en aluminium ?

L’achat de fenêtres en aluminium représente un investissement considérable pour votre habitation, avec un impact direct sur votre confort thermique, votre sécurité et vos factures énergétiques. Face à la multiplicité des offres sur le marché, comprendre les spécifications techniques devient indispensable pour faire un choix éclairé. Les performances d’une menuiserie aluminium ne se résument pas à son esthétique : elles reposent sur des critères mesurables et normalisés qui déterminent sa capacité à isoler, protéger et durer dans le temps. Sachant que 15 % des déperditions thermiques d’une habitation proviennent des fenêtres, sélectionner des menuiseries performantes constitue un levier majeur pour améliorer l’efficacité énergétique de votre logement. Quels sont donc les indicateurs techniques à examiner scrupuleusement avant de signer un devis ?

Coefficients d’isolation thermique uw, uf et ug des menuiseries aluminium

La performance thermique d’une fenêtre aluminium s’exprime à travers trois coefficients distincts mais complémentaires, désignés par les lettres U suivies d’un indice. Ces valeurs, mesurées en watts par mètre carré Kelvin (W/m²K), quantifient la transmission thermique : plus le coefficient est bas, meilleure est l’isolation. Comprendre ces indicateurs vous permettra de comparer objectivement différentes menuiseries et d’anticiper leurs performances réelles dans votre habitation.

Valeur uw du châssis complet et conformité RT 2020

Le coefficient Uw représente la performance thermique globale de la fenêtre entière, incluant le cadre et le vitrage. C’est l’indicateur principal à considérer lors de votre choix. Pour une fenêtre aluminium moderne performante, la valeur Uw devrait idéalement se situer entre 1,3 et 1,6 W/m²K. La réglementation thermique actuelle, visant progressivement le standard RT 2020, impose des exigences strictes : pour bénéficier des aides financières à la rénovation énergétique, un Uw inférieur ou égal à 1,5 W/m²K est généralement requis en zone climatique moyenne. Dans les régions aux hivers rigoureux ou pour un projet de construction passive, privilégiez des fenêtres affichant un Uw proche de 1,3 W/m²K. Cette valeur garantit non seulement votre confort thermique, mais se traduit également par des économies substantielles sur vos dépenses de chauffage, pouvant atteindre 15 à 20 % selon l’âge de vos anciennes menuiseries.

Coefficient uf du cadre aluminium et rupture de pont thermique

Le coefficient Uf concerne uniquement le cadre de la fenêtre, excluant le vitrage. L’aluminium étant naturellement un excellent conducteur thermique, les fabricants ont développé des systèmes sophistiqués de rupture de pont thermique (RPT) pour limiter les transferts de chaleur. Un bon profilé aluminium moderne équipé d’une RPT efficace affiche un Uf compris entre 1,8 et 2,2 W/m²K. Cette performance dépend directement de l’épaisseur et de la qualité des barrettes isolantes intégrées dans le profilé. Les menuiseries haut de gamme utilisent des barrettes en polyamide renforcé de fibre de verre, dont l’épaisseur peut varier de 16 à 34 mm selon les systèmes. Plus cette barrette est épaisse, meill

le sera la résistance thermique du cadre aluminium et plus vous limiterez les déperditions de chaleur au niveau du dormant et de l’ouvrant. À l’inverse, un Uf élevé dégrade le Uw global, même avec un excellent vitrage. Avant d’acheter une fenêtre aluminium, prenez donc le temps de vérifier la valeur Uf indiquée sur la fiche technique et assurez-vous de la présence d’une véritable rupture de pont thermique certifiée, et non d’un simple habillage marketing. C’est ce détail qui fera la différence entre une menuiserie simplement « correcte » et une fenêtre aluminium réellement performante en hiver comme en été.

Performance du vitrage isolant avec coefficient ug

Le coefficient Ug mesure les performances thermiques du vitrage seul, indépendamment du cadre aluminium. Sur une fenêtre isolante moderne, le double vitrage affiche en général un Ug compris entre 1,0 et 1,1 W/m²K, tandis que le triple vitrage peut descendre jusqu’à 0,6 ou 0,7 W/m²K. Plus la valeur Ug est basse, plus le vitrage limite les pertes de chaleur, ce qui se traduit par une meilleure isolation et un confort accru à proximité des fenêtres, sans sensation de paroi froide. Pour une rénovation énergétique performante, privilégiez au minimum un double vitrage à isolation renforcée (VIR) avec gaz argon et intercalaire « warm edge » thermiquement amélioré, afin d’optimiser le rapport coût / performance.

Faut-il systématiquement choisir un triple vitrage pour vos fenêtres aluminium ? Pas forcément. Dans une maison très bien isolée située en climat froid, le triple vitrage apporte un vrai plus et contribue à atteindre les objectifs de la RT 2020 ou des maisons passives. En revanche, dans des régions tempérées ou pour des façades très exposées au soleil, il peut être plus pertinent de combiner double vitrage performant, contrôle solaire et bonne protection solaire extérieure (volets, brise-soleil orientables). L’essentiel est de raisonner globalement : orientation des baies, inertie du bâtiment, type de chauffage et confort d’été doivent guider votre choix de vitrage isolant autant que la seule valeur Ug.

Étiquette énergétique cekal et classement AEV

Au-delà des coefficients Uw, Uf et Ug, d’autres indicateurs normalisés vous permettent de comparer la qualité d’une fenêtre aluminium. L’étiquette Cekal concerne le vitrage isolant et garantit ses performances thermiques, acoustiques et de sécurité. Elle se matérialise par un marquage directement sur le vitrage (logo, numéro d’agrément) et par un tableau de classes de performance. Choisir un vitrage certifié Cekal, c’est s’assurer d’un niveau d’isolation conforme aux déclarations du fabricant et d’une durabilité éprouvée, notamment en termes d’étanchéité du vitrage isolant dans le temps.

Le classement AEV renseigne quant à lui sur la résistance de la menuiserie aluminium à l’Air (A), à l’Eau (E) et au Vent (V). Il se présente sous la forme A*3 E*7B V*A3, par exemple. Plus la classe est élevée, meilleure est la tenue de la fenêtre aux infiltrations d’air, aux pénétrations d’eau et aux pressions de vent. Pour une habitation performante, visez au minimum A*3 E*7 V*3, et A*4 sur les façades les plus exposées aux intempéries. Une fenêtre aluminium bien classée AEV limite les courants d’air, préserve le confort acoustique et participe directement à la performance énergétique globale de votre logement, au même titre que les coefficients thermiques.

Rupture de pont thermique par barrettes polyamide renforcées fibre de verre

La rupture de pont thermique constitue le cœur technologique des fenêtres en aluminium modernes. Sans ce dispositif, l’aluminium, excellent conducteur, laisserait passer le froid et la chaleur comme un radiateur inversé, rendant la fenêtre inconfortable et énergivore. La solution consiste à séparer la partie extérieure et la partie intérieure du profilé par une ou plusieurs barrettes isolantes en polyamide renforcé fibre de verre, formant une barrière continue entre l’intérieur et l’extérieur. C’est ce principe qui transforme une simple fenêtre aluminium en menuiserie réellement performante sur le plan thermique.

Épaisseur des barrettes isolantes entre 16 et 34 mm

L’épaisseur des barrettes de rupture de pont thermique, généralement comprise entre 16 et 34 mm, joue un rôle déterminant dans la performance de la fenêtre aluminium. Pour simplifier, plus la barrette est épaisse, plus la zone isolante entre les deux parties du profilé est importante, et moins la chaleur circule. Sur les gammes standard, on trouve souvent des barrettes autour de 16 à 22 mm, suffisantes pour atteindre des Uw proches de 1,5 W/m²K avec un bon vitrage. Les systèmes hautes performances, destinés aux constructions RT 2020 ou aux maisons passives, intègrent des barrettes de 30 à 34 mm, voire associées à des mousses isolantes supplémentaires.

Comment vérifier ce point au moment de comparer plusieurs devis de fenêtres en aluminium ? N’hésitez pas à demander la coupe de profilé et la fiche technique détaillant la largeur de la zone de rupture de pont thermique. Une fenêtre affichant un Uf performant sans précision sur l’épaisseur des barrettes doit vous alerter. À caractéristiques de vitrage équivalentes, des barrettes plus larges se traduisent par moins de condensation en bord de vitre, des montants plus « chauds » au toucher en hiver et une meilleure stabilité thermique de la pièce. C’est un critère technique souvent négligé, mais qui fait une réelle différence à l’usage.

Systèmes à rupture de pont thermique RPT technal et schüco

Les grands gammistes aluminium comme Technal ou Schüco ont développé des systèmes de rupture de pont thermique particulièrement aboutis, qui servent de références sur le marché. Leurs gammes combinent barrettes polyamide renforcées, chambres d’isolation et joints périphériques multiples pour optimiser à la fois l’isolation thermique et l’étanchéité AEV. Sur ces systèmes, chaque détail est étudié : position des barrettes dans le profilé, forme des chambres pour limiter les mouvements d’air internes, intégration de joints à lèvres ou à brosses pour bloquer les infiltrations d’air.

Choisir une fenêtre aluminium basée sur un système Technal ou Schüco, correctement mis en œuvre par un fabricant agréé, c’est bénéficier d’un niveau de performance prévisible et contrôlé, souvent validé par des avis techniques du CSTB. Vous disposez ainsi de références de valeurs Uw et AEV fiables, utiles pour vos calculs thermiques et vos démarches d’obtention d’aides à la rénovation. Au moment de signer un devis, vous pouvez demander le nom du système de profilés utilisé (par exemple Soleal, Wicline, AWS, etc.) et vérifier ses performances officielles dans les documents techniques publiés par le gammiste.

Profils aluminium à faible conductivité thermique lambda

Même avec une rupture de pont thermique efficace, la conductivité intrinsèque de l’aluminium, caractérisée par son coefficient Lambda, reste plus élevée que celle du PVC ou du bois. Les fabricants travaillent donc la géométrie des profilés pour réduire au maximum la section métallique en contact thermique entre l’intérieur et l’extérieur. C’est un peu comme si l’on remplaçait un large pont métallique par une fine passerelle isolée : moins de matière conductrice, moins d’échanges de chaleur. Les profilés modernes présentent ainsi des parois optimisées, des chambres multiples et des zones renforcées seulement là où la résistance mécanique l’exige.

Résultat : malgré un matériau de base très conducteur, un profilé aluminium à faible conductivité thermique associé à des barrettes de RPT performantes peut atteindre des Uf très compétitifs, proches de ceux de certaines menuiseries PVC renforcées. En pratique, vous bénéficiez de la finesse et de la robustesse de l’aluminium sans sacrifier votre confort thermique. Lors de vos échanges avec le menuisier, n’hésitez pas à lui demander les valeurs de conductivité et le détail du profilé : un professionnel sérieux saura vous expliquer la conception de la fenêtre et la manière dont elle limite les ponts thermiques au quotidien.

Épaisseur et composition du profilé aluminium extrudé

Au-delà des performances thermiques, la qualité mécanique du profilé en aluminium extrudé conditionne la durabilité, la rigidité et la sécurité de votre fenêtre. Un profil trop fin ou réalisé dans un alliage médiocre risque de se déformer avec le temps, surtout sur les grandes baies vitrées exposées au vent. À l’inverse, un profilé correctement dimensionné garantit un bon fonctionnement des ouvrants, une fermeture étanche et une résistance accrue aux tentatives d’effraction. Analyser l’épaisseur et la composition de l’aluminium est donc indispensable avant d’investir dans des fenêtres, en particulier pour de grandes dimensions ou des zones ventées.

Épaisseur minimale de 1,4 mm selon norme NF DTU 37.1

La norme NF DTU 37.1, qui encadre la mise en œuvre des fenêtres et portes-fenêtres en aluminium, recommande une épaisseur minimale de paroi de 1,4 mm pour les profilés extrudés. Cette valeur constitue un seuil à ne pas franchir pour garantir une bonne tenue mécanique de la menuiserie. Certaines gammes haut de gamme montent à 1,6 voire 1,8 mm sur les zones les plus sollicitées, comme les montants de grandes baies coulissantes ou les traverses supérieures des cadres. Plus l’épaisseur est importante, plus la fenêtre résiste aux déformations sous l’effet du vent, du poids du vitrage ou des manœuvres répétées.

Comment savoir si l’épaisseur de votre futur profilé aluminium est conforme ? Ce point apparaît sur les fiches techniques détaillées fournies par les fabricants et les gammistes. Si l’information n’est pas communiquée spontanément, demandez-la explicitement, surtout pour des projets de baies coulissantes de grande largeur. Un profil trop léger peut sembler avantageux financièrement, mais il risque de générer des problèmes de fermeture, de grincements ou de jeux dans le temps. Mieux vaut investir dans une fenêtre aluminium avec des profilés bien dimensionnés, qui conserveront leurs performances durant plusieurs décennies.

Alliage aluminium 6060 T5 ou 6063 T6

Les profilés de fenêtres en aluminium sont généralement fabriqués à partir d’alliages de la série 6000, notamment les nuances 6060 T5 ou 6063 T6. Ces alliages associent aluminium, magnésium et silicium afin d’obtenir un bon compromis entre rigidité, résistance à la corrosion, aptitude à l’extrusion et qualité de surface. Le traitement thermique (T5, T6) vient compléter ces propriétés mécaniques en améliorant la dureté et la résistance à la déformation. En pratique, cela signifie que vos fenêtres supporteront mieux les contraintes du quotidien : poids du vitrage, chocs, tentatives de soulèvement, variations de température.

Pourquoi est-ce important pour vous en tant que particulier ? Parce qu’un alliage de qualité assure non seulement la longévité de la structure, mais également la bonne tenue du thermolaquage ou de l’anodisation dans le temps. Un aluminium trop « mou » ou de composition incertaine peut se marquer facilement, se rayer plus vite et présenter des déformations au niveau des angles ou des grandes traverses. En interrogeant votre menuisier sur la nuance d’alliage utilisée (6060 T5, 6063 T6, etc.), vous obtenez une information concrète sur la qualité intrinsèque de la fenêtre aluminium que vous vous apprêtez à acheter.

Nombre de chambres d’isolation dans le dormant et l’ouvrant

Comme pour les fenêtres en PVC, les profilés aluminium modernes intègrent un certain nombre de chambres internes, visibles en coupe, qui participent à l’isolation et à la rigidité de l’ensemble. Ces chambres, séparées par des parois métalliques et des barrettes polyamide, créent des compartiments d’air immobile qui ralentissent les échanges thermiques. Un dormant ou un ouvrant comportant plusieurs chambres est généralement plus performant sur le plan thermique qu’un profilé monobloc, à géométrie simple. On trouve ainsi des fenêtres aluminium à 3, 5 voire 7 chambres, selon les gammes et les objectifs de performance visés.

Faut-il privilégier systématiquement le plus grand nombre de chambres possible ? Pas forcément, car la performance finale dépend aussi de la largeur de ces chambres, de la qualité de la RPT et du vitrage associé. En revanche, un profilé complètement dépourvu de chambres d’isolation est un signal d’alerte : il risque de présenter des ponts thermiques importants et des valeurs Uf médiocres. Lors de la comparaison des offres, demandez à voir une coupe de profil : vous visualiserez immédiatement la sophistication de la structure interne et vous pourrez juger, d’un coup d’œil, si la menuiserie aluminium est conçue pour durer et bien isoler.

Performance acoustique et indice d’affaiblissement rw en décibels

Si vous habitez en centre-ville, à proximité d’une route passante ou sous un couloir aérien, l’isolation acoustique de vos fenêtres aluminium est aussi importante que leur performance thermique. Cet aspect se mesure à travers l’indice d’affaiblissement acoustique Rw, exprimé en décibels (dB). Plus cette valeur est élevée, plus la fenêtre réduit le niveau sonore perçu à l’intérieur. À titre indicatif, une fenêtre aluminium standard double vitrage offre un Rw d’environ 30 à 32 dB, tandis qu’un vitrage phonique spécifique peut atteindre 38, 40 voire 45 dB d’affaiblissement selon sa composition.

Comment interpréter ces chiffres dans votre projet ? Une amélioration de 3 dB correspond à peu près à une réduction de moitié de l’énergie sonore perçue, ce qui est déjà significatif. Pour un environnement résidentiel calme, un Rw de 32 dB suffit en général. En revanche, en situation bruyante (axe routier, voie ferrée, centre-ville animé), il est recommandé de viser un Rw supérieur à 38 dB, en optant pour un vitrage asymétrique feuilleté ou un vitrage acoustique renforcé. N’hésitez pas à faire réaliser un diagnostic acoustique sommaire par un professionnel pour dimensionner précisément vos besoins : une fenêtre aluminium bien choisie peut transformer radicalement le confort sonore de votre habitation.

Systèmes de quincaillerie et certification A2P pour la sécurité

Une fenêtre en aluminium ne se juge pas seulement à son vitrage et à son profilé : la quincaillerie (crémones, paumelles, gâches, poignées) joue un rôle essentiel dans la sécurité anti-effraction et la durabilité de l’ensemble. Une quincaillerie bas de gamme peut se dérégler rapidement, compliquer la fermeture ou offrir une résistance limitée en cas de tentative d’intrusion. À l’inverse, des ferrures robustes et bien conçues répartissent les points de verrouillage tout autour de l’ouvrant et retardent efficacement toute tentative de forçage. Pour les zones sensibles ou les rez-de-chaussée, il est pertinent de regarder du côté des systèmes certifiés A2P, label reconnu pour la résistance à l’effraction.

Crémones multipoints ferco ou roto avec pênes anti-effraction

Les crémones multipoints signées par de grands fabricants comme Ferco ou Roto constituent une base solide pour sécuriser vos fenêtres aluminium. Ces systèmes répartissent plusieurs points de verrouillage (galets, crochets, pênes) sur l’ensemble du pourtour de l’ouvrant, au lieu d’un seul point central. En pratique, cela signifie qu’un cambrioleur devra forcer plusieurs ancrages simultanément pour réussir à ouvrir la fenêtre, ce qui demande plus de temps et génère plus de bruit. Certains modèles intègrent des pênes anti-effraction à forme champignon, qui s’emboîtent dans des gâches renforcées et résistent mieux aux tentatives d’arrachement.

Lorsque vous analysez un devis, vérifiez la mention de crémones multipoints de marque reconnue et demandez le nombre de points de fermeture prévus par vantail (4, 6, 8, etc.). Pour les portes-fenêtres des rez-de-chaussée ou les ouvertures facilement accessibles, il peut être pertinent de coupler ces crémones avec une poignée verrouillable à clé et un vitrage feuilleté de sécurité. C’est l’association cohérente de ces différents éléments – ferrures, vitrage, profilé – qui assurera un niveau de sécurité global satisfaisant, plutôt qu’un seul composant surdimensionné isolé des autres.

Gâches de sécurité et cornières anti-dégondage

Les gâches de sécurité complètent l’action des crémones multipoints en offrant des points d’ancrage robustes aux pênes de verrouillage. Fabriquées en acier renforcé, elles sont fixées solidement dans le dormant aluminium et résistent mieux aux efforts de soulèvement et de levier exercés par un cambrioleur. Certaines fenêtres aluminium intègrent également des cornières ou des dispositifs anti-dégondage, positionnés au niveau des paumelles, qui empêchent le soulèvement de l’ouvrant lorsque la fenêtre est fermée. Ces éléments, souvent discrets, jouent pourtant un rôle majeur dans le retardement des tentatives d’effraction.

Pourquoi ces détails sont-ils si importants ? Parce que la plupart des cambriolages par les fenêtres se font par opportunité, en quelques secondes à quelques minutes. Une fenêtre bien équipée en gâches de sécurité, galets champignon et cornières anti-dégondage décourage rapidement les intrus, qui préfèrent renoncer plutôt que de prendre le risque de se faire repérer. Lors de la discussion avec votre installateur, n’hésitez pas à lui demander de vous montrer physiquement ces éléments sur un échantillon ou dans son showroom : vous visualiserez concrètement le niveau de protection offert par la menuiserie aluminium proposée.

Vitrage feuilleté SP10 ou retardateur d’effraction P4A

La sécurité d’une fenêtre aluminium passe aussi par le choix du vitrage. Un simple vitrage ou un double vitrage standard se brise relativement facilement, même si les vitrages modernes sont plus résistants qu’autrefois. Pour renforcer votre protection, il est recommandé d’opter pour un vitrage feuilleté de type SP10 ou retardateur d’effraction P4A, composé de deux feuilles de verre collées entre elles par plusieurs films plastiques (PVB). En cas de choc, le vitrage se fissure mais reste en place, rendant beaucoup plus difficile et bruyante la création d’une ouverture suffisante pour pénétrer dans le logement.

Ce type de vitrage est particulièrement pertinent pour les portes-fenêtres de plain-pied, les baies vitrées donnant sur un jardin peu visible ou les fenêtres situées à proximité d’un accès facile (auvent, toit de garage, balcon). Certes, le coût d’un vitrage feuilleté SP10 ou P4A est supérieur à celui d’un double vitrage standard, mais il apporte un niveau de sécurité nettement plus élevé, souvent exigé par les assureurs pour certaines zones à risque. En combinant vitrage feuilleté, quincaillerie multipoints de qualité et profilés aluminium robustes, vous obtenez une fenêtre véritablement dissuasive pour les cambrioleurs occasionnels.

Traitement de surface par thermolaquage ou anodisation

Le traitement de surface de l’aluminium conditionne à la fois l’esthétique, la résistance à la corrosion et la facilité d’entretien de vos fenêtres. Deux grandes familles de finitions coexistent : le thermolaquage, qui applique une peinture poudre polyester cuite au four, et l’anodisation, qui crée par électrolyse une couche d’oxyde d’aluminium dure et protectrice. Le choix entre ces deux solutions dépend de l’environnement (bord de mer, zone industrielle, climat urbain pollué) et de l’effet visuel recherché (mat, satiné, texturé, aspect métal brossé, etc.). Dans tous les cas, privilégiez des traitements certifiés par des labels reconnus pour garantir leur durabilité.

Poudrage polyester qualicoat seaside C5M pour environnements marins

Le thermolaquage par poudrage polyester est aujourd’hui la finition la plus répandue pour les fenêtres en aluminium. La poudre colorée est projetée électrostatiquement sur les profilés, puis cuite au four pour former une couche homogène, dure et résistante. Pour s’assurer de la qualité de ce revêtement, il est important de vérifier la présence du label Qualicoat, et plus particulièrement de la spécification Qualicoat Seaside pour les environnements agressifs (bord de mer, atmosphère saline, zones industrielles). Ce label garantit le respect d’un cahier des charges strict en matière de préparation de surface, d’épaisseur de la couche et de tenue dans le temps.

Dans les zones littorales, il est recommandé de viser une classe de corrosivité C5M, adaptée aux environnements marins fortement exposés. Ce niveau de protection limite les risques de corrosion filiforme, de cloquage ou d’écaillage de la peinture dans le temps. Au quotidien, un simple lavage annuel à l’eau savonneuse suffit à préserver l’aspect d’origine de vos fenêtres aluminium thermolaquées. Lors de la signature du devis, assurez-vous que les profilés sont bien certifiés Qualicoat et, si nécessaire, Qualicoat Seaside, surtout si votre maison se trouve à quelques kilomètres seulement du littoral.

Anodisation naturelle qualité marine selon norme qualanod

L’anodisation constitue une alternative haut de gamme au thermolaquage, particulièrement appréciée pour son aspect métallique authentique et sa très grande résistance à la corrosion. Ce traitement électrolytique épaissit la couche naturelle d’oxyde d’aluminium en surface, créant une barrière dure, inaltérable et parfaitement adhérente. L’anodisation peut être incolore (aspect aluminium naturel) ou teintée dans la masse (bronze, noir, champagne, etc.). Pour une exposition sévère, on privilégiera une anodisation dite « qualité marine », conforme à la norme Qualanod, qui garantit une épaisseur suffisante et une excellente tenue aux agressions extérieures.

Pourquoi choisir l’anodisation plutôt que le thermolaquage ? Outre sa durabilité, l’anodisation offre une esthétique premium très appréciée dans les projets architecturaux contemporains, avec un rendu métallique profond et des reflets subtils. Elle résiste particulièrement bien aux rayures superficielles et ne s’écaille pas, puisque la couche d’oxyde fait partie intégrante du métal. En revanche, l’offre de couleurs est plus restreinte que pour le thermolaquage polyester, et le coût est généralement plus élevé. Si vous recherchez une fenêtre aluminium à la fois très durable et au design résolument contemporain, l’anodisation Qualanod qualité marine est une option à considérer sérieusement.

Garantie décennale RAL et tenue aux UV

Qu’il s’agisse de thermolaquage ou d’anodisation, la tenue dans le temps des couleurs et des surfaces est un critère déterminant. Les laqueurs certifiés s’engagent souvent sur des garanties de 10, 15 voire 25 ans concernant la stabilité de la teinte RAL, la brillance et l’absence de décollement. Ces garanties sont conditionnées au respect des préconisations d’entretien (nettoyage régulier, absence de produits abrasifs) et à la classe d’exposition du bâtiment. Avant de valider votre choix de couleur, il est donc pertinent de demander par écrit la durée et l’étendue de la garantie appliquée au thermolaquage ou à l’anodisation de vos fenêtres.

La résistance aux UV est un point particulièrement sensible pour les teintes foncées exposées plein sud, qui peuvent chauffer fortement en été. Les poudres polyester de qualité façade, certifiées Qualicoat ou équivalent, sont conçues pour limiter les phénomènes de décoloration et de farinage sous l’effet du rayonnement solaire. Concrètement, cela signifie que vos menuiseries aluminium conserveront longtemps leur aspect d’origine, sans virer au gris ou perdre leur éclat. En combinant un traitement de surface certifié, un alliage d’aluminium de qualité et une pose dans les règles de l’art, vous investissez dans des fenêtres qui resteront performantes et esthétiques pendant plusieurs décennies.